Fontès, un Village en Cœur d'Hérault

Fontès un peu d'histoire...

Le site de Fontès remonte à l'époque romaine. Des fouilles archéologiques ont mis au jour l'emplacement d'une ancienne garnison romaine sur le site du Céressou.

Le village devint une place fortifiée pendant le Moyen Age.

A la Renaissance, le château fut transformé. A la Révolution, il fut divisé et vendu, il n'en reste significativement aujourd'hui qu'une tour, mais les perspectives donnent une idée de ce qu'était le village fortifié.

Fontès fut le théâtre de conflits avec les cathares installés à 6 km de là sur la commune de Cabrières. Dont une bataille fameuse, lors de la croisade des albigeois, endommagea les remparts ouest en y formant une brèche, aujourd'hui à l'emplacement de cette ouverture existe une rue qui en rappelle le souvenir : la rue de la Brèche.

Dans la cité, existait une chapelle, appelée la chapelle des Pénitents ainsi qu'une église Saint-Hyppolite au VIe siècle. L'église servit pendant plusieurs siècles, à la fois de lieu de culte et de réunion du conseil général (ex conseil municipal sous l'Ancien Régime). A partir du XVIe siècle, elle fut désaffectée et ne servit plus que pour le conseil général et ce jusqu'à la Révolution. Une particularité de l'église est son clocher percé à sa base par une ouverture qui est une des quatre portes qui donnaient accès au château.

Sous le porche de l'horloge, à la Révolution, fut construite une boulangerie communale en 1794 comme l'indique l'écriteau de la porte de la boulangerie. Il reste encore à l'intérieur des peintures encore jamais présentées au public.

Au XIIIe siècle sera construite une autre église à l'extérieur des remparts qui devint l'église Saint-Hippolyte et l'ancienne devint l'église Saint-Jean. Cette nouvelle église fut édifiée sur un monastère comme en témoigne le contrefort à droite du porche. Elle avait pour but de permettre l'accueil de populations environnantes se réfugiant à Fontés persécutées par les cathares, mais aussi une démographie croissante depuis la fin du XIIe siècle.

À partir de la Révolution, le conseil général devient le conseil municipal et est transféré, tout comme le presbytère, à l'ancien Hospital, qui était un Hospice pour accueillir les miséreux. Cet hôpital était situé là où est élevé le monument aux morts et la médiathèque communale. Une ruelle garde encore la marque de l'Hospital : la rue de l'Hospitalet. D'ailleurs dans cette rue, existait à 30 mètres de l'hôpital, une prison communale.

De 1895 à 1906 sont engagés de lourds travaux d'urbanisme par la municipalité d'Adrien Ferret. L'hôpital est démoli, la rue du Presbytère, qui permettait d'accéder au centre ville, laisse place au boulevard de la République. Les "quais" qui permettaient les livraisons de marchandises dans le centre-ville sont démolis. Est élevée une nouvelle mairie sur la place du village, elle est inaugurée en 1903 ; sa façade est un hommage à la République. La mairie accueille aussi les PTT qui seront déplacés plus tard à côté du monument au morts. En 1897 est construite l'école des garçons, esplanade du château et en 1903 l'école des filles boulevard Jules-Ferry. Il ne reste que l'école des filles encore en service, l'école des garçons sert de maison de la culture. A leur construction, ces écoles républicaines rentrent en concurrence avec l'école religieuse rue du Couvent qui fermera en 1905 et qui rentrera dans le patrimoine communal. Elle rouvrira à partir des années 1990.

Le presbytère se trouvait au départ à proximité de la chapelle des Pénitents, dont il reste la rue "du Capelan mort". L'histoire raconte que le prêtre qui officiait serait mort au presbytère. A la Révolution, le presbytère occupe les locaux de l'ancien hôpital avec la mairie. Puis est déplacé dans les années 1910 à côté de l'école du couvent, le prêtre y est le locataire et la mairie le propriétaire. Le loyer étant trop cher, le père Canitrot fit construire en pleine guerre de 1914-1918, un autre presbytère rue du Couvent, à 5 mètres de l'ancien.

En 1934 est créée une coopérative viticole, boulevard Jules-Ferry, face à l'école des filles. Se trouvant trop petite, une autre fut construite de l'autre côté du boulevard Jules-Ferry. Fonctionnant encore aujourd'hui, elle regroupe les coopérateurs de Fontès et de Nizas.